jeudi 3 avril 2014

Primeurs, Episode 2, le 2013 Contre-Attaque

Comme toujours, les dégustations innombrables qui constituent la Campagne des Primeurs à Bordeaux viennent tordre le cou à quelques clichés et autres généralités sur le millésime à venir. Certes, 2013 n'a pas l'uniformité de réussite des 2009 et 2010, grandes années dans des styles différents. Les difficultés liées au climat multiplient l'hétérogénéité des produits obtenus car les décisions qu'elles imposent à chaque vigneron sont autant de prises de risque. Millésime hétérogène, certes, et comme nous le disions ici, des styles et des options qui font la différence en terme d'équilibre entre le fruit et les tanins du bois. Mais c'est un millésime plaisir, avec des vins qui se dégustent bien dans leur jeunesse, ce qui répond finalement à l'attente de beaucoup de dégustateurs.

Vendredi dernier, les vins de Listrac-Médoc s'étaient installés dans le restaurant gastronomique Le Chapon Fin avec son étonnant décor de Rocaille signé Alfred Duprat (1901). 14 propriétés étaient présentes et l'on a dégusté le nouveau millésime, mais aussi un ou deux millésimes dits "livrables" (2010, 2011...)
 
Cette petite AOC du Médoc créée en 1957 est cultivée sur presque 700 hectares et 1/3 de la production est vinifiée par la Cave Coopérative Grand Listrac. Sur ces terres de Cabernet Sauvignon, Listrac-Médoc se distingue par une forte présence de Merlot. on s'attend donc à des vins gourmands et charmeurs.
 
C'est le cas du Château Saransot-Dupré, Cru Bourgeois de couleur framboise qui s'avère très frais avec en bouche des notes de fruit acidulé et une belle texture veloutée. Le 2010 est également à déguster, très classique de l'appellation, le nez est puissant, cuir et fruits noirs et toujours ce toucher très agréable. Belle longueur en bouche avec de fines notes de cassis et de chocolat. Une bonne découverte.
 
Chez nos partenaires du Château Fourcas Hosten, le vin primeur est un peu plus marqué par l'élevage mais on retrouve le style de la maison : un assemblage équilibré de Merlot et de Cabernet qui donne à la fois de la puissance mais aussi de la rondeur, à l'instar du 2010, fumé, puissant mais velouté qui se déguste admirablement.
 
Sur ce même millésime, on a un coup de cœur pour le Château Mayne Lalande, puissant et épicé mais frais au nez avec des arômes serrés de fruits noirs, de raisin. Les épices persistent en bouche. Très joli vin.
 
 
Sur 2013, Château Baudan a joué la carte de la fraîcheur et propose un vin souple, léger et fin. Leur 2011 a un nez gourmand et une jolie longueur en bouche, légèrement cendré et très séduisant.
 
Sur 2011 également, le Château Fonréaud est un peu dans ce style, bel équilibre entre le fruit et les notes vanillées des fûts.
 
 
Pour être tout à fait franc, on apprécie que les vins primeurs soient accompagnés de millésimes plus anciens. La dégustation des rouges en primeur est un exercice compliqué. Les 2009, 2010 et 2011 nous permettent d'affiner notre perception de chaque propriété. Bel accueil en tout cas de la part de la "petite" appellation médocaine.
 
 

mardi 1 avril 2014

La Campagne des Primeurs à Bordeaux (1)

La réservation de vins en cours d'élevage est une pratique historique du négoce bordelais. Trésorerie immédiate pour les vendeurs, meilleurs prix pour les acheteurs, elle s'est étendue des Grands Crus aux plus petits domaines qui proposent souvent de la sorte leurs vins à leurs clients avant sa mise en bouteille. Un vin qui n'est pas tout à fait terminé, donc, mais qui s'approche de sa forme définitive. Ainsi au château Haut Lagrange, "il a fallu préparer les échantillons avec Ghislain Boutemy, le directeur technique du château, et l'oenologue Marie-Laurence Porte. Cette préparation est très importante. Il s'agit de présenter lors de toutes les dégustations Primeurs qui vont se succéder jusqu'au 7 avril, un vin dont la typicité sera proche de ce qu'elle sera lorsqu'il sera proposé en bouteille dans un an."
 
C'est aussi la période où la notoriété d'un millésime continue de se dessiner, dans le bon sens ou dans le mauvais. La presse, les blogs, les critiques professionnels sont là et les notes et commentaires sont presque instantanés.
 

Nous restons cependant  convaincus que des avis définitifs et de grandes généralités ne rendent pas justice à la diversité des vins et à la réussite forcément hétérogène des vignerons. En clair, il faut garder la tête froide, les papilles affûtées et goûter. Il y a de grands vins sur des années peu considérées, de mauvais vins sur des millésimes encensés, c'est une évidence.
 
Francis Boutemy démarrait sa campagne il y a quelques jours : "première dégustation à Londres le mercredi 19 mars à l'hôtel Méridien de Picadilly. Plus de 300 dégustateurs, journalistes, importateurs. Ce 2013, décrié par une presse qui basait sa critique sur des critères peu objectifs, a été unanimement apprécié par ces professionnels britanniques, en général très bon dégustateurs. J'ai entendu toute la soirée : Lovely Wine, a good surprise."
 
Si l'on veut synthétiser quelques points sur lesquels tous les viticulteurs semblent d'accord, il faut dire que 2013 n'a pas été un millésime facile, comme nous l'expliquions ici dans nos reportages sur les vendanges : beaucoup de travail de tri dans la vigne, puis après la vendange, des quantités réduites (2/3, parfois la moitié de la production précédente.) Les vins n'ont pas une énorme puissance, le fruit est bien présent. A la dégustation, la différence semble se faire nettement sur le travail engagé pour ramasser le raisin le plus sain possible (sous un ciel toujours menaçant) puis sur les choix d'élevage (le fût de chêne utilisé avec beaucoup de retenue cette année.)
 
Nos premières impressions très bientôt avec les dégustations des Listrac-Médoc, des Vignerons Bio d'Aquitaine et du Grand Cercle des Vins de Bordeaux.

jeudi 27 mars 2014

Le Grand Conseil du Vin de Bordeaux et ses Ambassadeurs infatigables

On évoque régulièrement les déplacements de Francis Boutemy à travers le monde pour le Grand Conseil du Vin de Bordeaux, nous revenons aujourd'hui sur les origines et les objectifs de cette association.
 
L'idée initiale remonte aux années 50. Le concept d'un Grand Conseil fait référence à ces assemblées de sages et de notables auxquelles on se référait pour les décisions importantes touchant à la communauté au Moyen-Age.

Depuis 1975, le "Grand Conseil du Vin de Bordeaux" est une association Loi de 1901 qui assure la promotion des vins du bordelais à travers le monde. Toute la région, dans sa diversité d'appellations et de terroirs, est représentée. Le Grand Conseil fédère 15 confréries qui représentent une ou plusieurs appellations. Dans chacune d'elle, on trouve un ensemble de professionnels qui se sont fixés pour tâche de défendre et promouvoir le vin dans le respect des traditions. Par exemple, la Confrérie du Bontemps (du nom gascon désignant la coupelle de bois dans laquelle le Maître de chai bat les oeufs déstinés au collage des vins) représente les régions Médoc, Graves, Sauternes et Barsac.

 
A l'étranger, 85 commanderies regroupent, dans une vingtaine de pays, des amateurs, des professionels et des personnalités influentes. Elles sont les représentantes de  l'image d'excellence des vins de Bordeaux. Cette mise en avant du Bordeaux aide les professionnels sur place à s'implanter et à développer la distribution des vins des différentes appellations. Au total, il y a plus de 3000 commandeurs à travers le monde. Dans chacune des commanderies, un Maître désigné par le Grand Conseil préside l'association. Ce dernier n'est jamais un professionnel du vin, mais une personnalité locale.
 
Ces amateurs de vin du monde entier, connaisseurs éclairés et passionnés, se retrouvent autour de dégustations, dîners et conférences. Ils ont l'occasion de rencontrer les vignerons chez eux ou lors de voyages et de visites dans les propriétés viticoles.
 
Cette mise en avant de l'image du vin de Bordeaux implique des déplacements fréquents des membres des confréries bordelaises dans les diverses commanderies.
 
 
Ainsi la semaine dernière, au milieu des nombreuses sollicitations au Château Haut Lagrange et surtout à l'approche des Primeurs en bordelais, Francis Boutemy trouve le temps, en tant que Vice-Grand Maître du Grand Conseil du Vin de Bordeaux, de passer à Helsinki pour la création d'une nouvelle Commanderie du Vin de Bordeaux en présence de personnalités finlandaises et estoniennes et de l'ambassadeur de France en Finlande, Mr Eric Lebédel.
 
"Très belle soirée au cours de laquelle Mr Juha Berlung fut nommé Maître de la Commanderie de Bordeaux à Helsinki. Administrateur d'une entreprise familiale spécialisée dans le textile, c'est un passionné de vin qui a publié de nombreux ouvrages et encyclopédies sur le vin de Bordeaux en particulier.

Le vendredi fut consacré à faire déguster, au cours d'un salon, une gamme de vins de Bordeaux à un nombreux public de professionnels et d'amateurs. Nous avons tenu un séminaire de formation devant une cinquantaine de personnes sur les différentes régions de production de Bordeaux. Pour ma part, je suis intervenu bien-sûr pour le Médoc, les Graves et le Sauternais."
 

Un exemple qui montre que la tradition se perpétue et que le dynamisme de cette vénérable institution est intact.


 
 
 
 
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jeudi 20 mars 2014

Un code Promo pour tester nos nouveautés

Jusqu'au Dimanche 23 Mars, le Code Promo : PRINTEMPS2014 est valide sur le site Bordeaux Caractères pour une réduction de 5%, cumulable avec tous les autres avantages du site (remise de 1ère commande, port offert ...)

C'est l'occasion d'essayer les derniers vins que nous avons sélectionnés, les nouveaux millésimes, les  Coups de Coeur de ce début d'année.

En Saint Emilion Grand Cru, le Château Saint Arnaud 2010 est un vin rond et élégant. 80 % de Merlot et 20% d'un Cabernet Franc d'une très belle maturité qui apporte de la puissance arômatique : fruits noirs et notes grillées. Un très joli vin qui se déguste bien aujourd'hui après une ou deux heures d'aération et qui a tout le potentiel pour une belle garde.






 
Les Vignobles Jean Médeville et Fils produise des vins dans la région de Cadillac depuis plus de 180 ans : 7 générations, 187 vendanges !  Dans leur gamme étendue, nous avons sélectionné la Cuvée Tradition du Château Fayau, millésime 2010. Notes de tabac, arômes de mûres, légèrement vanillé, c'est un classique du bordelais à prix très doux qui a fait l'unanimité lors de la dégustation.

Le Château Mémoires poursuit sa conversion vers le bio, nous suivons leurs vins dont ce Sauvignon 100%, millésime 2012 frais et fruité (agrumes, fruits exotiques) avec un petit côté beurré qui lui donne une très jolie structure. Sur la même propriété, nous prenons le Loupiac 2005 (une des appellations qui manquaient à notre gamme) : un vin à la fois floral (acacia) et aux arômes de fruits confits. En bouche, de la fraîcheur qui s'équilibre bien avec la douceur de ce liquoreux. Très gourmand. Divin sur un fromage bleu. Le Château Mémoires a aussi la singularité d'utiliser des bouchons en verre sur certains de ses vins. Pour garder la fraîcheur des blancs, c'est sans doute une heureuse initiative.
 
Nous vous racontions récemment notre dernière visite au Château Calon, aux alentours de Saint-Emilion. La cuvée du château en appellation Saint-Georges-Saint-Emilion est une vraie réussite. Toute la séduction du millésime 2009 réside dans la plénitude : du fruit croquant, mûr, des épices (vanille) et en bouche de l'onctuosité, de la rondeur. Ces parcelles exceptionnelles (les plus hautes de la région) produisent un vin à son apogée.
 
On n'oublie pas l'un de nos coups de coeur récents que beaucoup d'entre vous ont déjà goûté : Le Château Cap Saint Martin 2011, Premières Côtes de Blaye, est décidemment l'un des meilleurs rapports qualité prix que nous ayons dégustés dernièrement. Le millésime 2011, sur beaucoup de propriétés, semble produire des vins de plaisir immédiat. Il faut en profiter.




mercredi 12 mars 2014

La Vigne prête à sortir de l'Hiver

Drôle d'hiver, certes, où les gelées furent si rares et l'eau si généreusement fournie, c'est un euphémisme. On a entendu parler de "l'hiver le plus chaud depuis 1900". Sans doute une année atypique, encore une...
 

Dans la vigne, les conditions de travail étaient difficiles : souvent sous la pluie, sur des sols meubles détrempés. On avait une pensée pour ces travailleurs consciencieux qui arpentaient les rangs quel que soit le temps afin d'accomplir le travail immuable qu'exige la plante et, par extension, le vin.
 
 
Les pieds sont taillés à Haut Lagrange, Corine tire les bois sous le soleil printanier de ces jours-ci. Activité physique qui consiste, après la taille, à rassembler les sarments coincés dans les fils pour dégager les pieds que l'on a taillés toutes les semaines précédentes. La taille est un art complexe et éminemment important. Elle détermine, comme le savent tous les jardiniers amateurs, le devenir de la plante à court et long terme, sa forme, le développement du bois,  le rendement en fruits... L'opération est longue, il faut qu'elle soit achevée avant le débourrement de printemps (quand les bourgeons enflent, que la vigne se réveille). Après quoi l'on craindra les gelées tardives qui pourraient endommager les plantes.
 
Ici, on a laissé deux astes en général, comportant chacun quatre ou cinq bourgeons. Les rameaux qui en sortiront devraient donner deux grappes chacun. On veille à ce que ces bois ne touchent pas ceux du pied voisin, ce qui pourrait favoriser, entre autres, le développement de maladies. On pense en permanence à la circulation de la sève dans le bois. Les ceps ont une forme en V caractéristique : on ne laisse pas monter la vigne en hauteur, on guide son évolution dans le sens du rang. Les ceps sont alignés, d'allure identique, cela facilite le passage des machines et le travail tout au long de l'année.
 
La taille n'est pas une opération mécanique et mathématique, chaque pied est observé, on ne taille pas de la même façon une vigne jeune et une vigne plus vigoureuse, on s'adapte à chaque situation (pied endommagé par exemple) en anticipant les années suivantes.
 
Une fois les bois tirés, les rangs seront nets et la vigne pourra s'exprimer tout à fait. Le ramassage des sarments pour le barbecue a vécu, les réglementations ont modifié les vieilles habitudes, on les brûle sur place, on peut les broyer.
 
Les vols de grues se succèdent, la fin sans doute de ce drôle d'hiver.
 
 

mercredi 19 février 2014

Bordeaux, terre d'assemblages : Le millésime 2012 au Château Haut Lagrange

 
 
Si l'on suit depuis les dernières vendanges l'évolution du millésime 2013, le vin qui le précède n'en a pas moins une actualité passionnante et son acte de naissance a eu lieu cette semaine dans les chais du château.
 
En partie élevé en barriques pendant douze mois, les vins de 2012 étaient encore conservés dans les cuves du chai par cépage et même par parcelle. L'élevage étant terminé, il était temps d'assembler.
 
 
 
L'assemblage est évidemment la grande affaire des bordelais. Après divers essais réalisés par la famille Boutemy et leur oenologue, la "formule" du 2012 est arrêtée. Le vin va donc encore une fois voyager dans le chai, de cuve à cuve. Telle cuve de Merlot, d'une parcelle donnée, sera séparée en trois, selon les proportions décidées. Puis, le Cabernet-Sauvignon passé en fûts viendra s'ajouter au Merlot, et ainsi de suite, jusqu'à reconstituer à grande échelle, dans trois cuves, l'assemblage élaboré en amont sur des échantillons.
 
Et le vin, alors ?
 
La bonne nouvelle, c'est que 2012 s'annonce déjà comme une très jolie année en rouge. Quant à l'assemblage à Haut-Lagrange, il est fidèle à son histoire : de la finesse, un boisé discret, du velours en bouche. Une alchimie exigeante pour que les amateurs retrouvent, année après année, le style et les typicités de la propriété.



jeudi 13 février 2014

Visite au Château Calon


Notre dernier coup de coeur en date est une vieille connaissance : Le Château Calon, Saint-Georges Saint Emilion 2009. Le fruit bien mûr, caractéristique du millésime, est enrichi de notes épicées, vanillées tout en finesse. En bouche un vin rond et déjà bien fondu, gourmand, avec une matière onctueuse : un fier représentant de cette région de Saint Emilion que nous mettons en nouveauté sur le site cette semaine. Cette dégustation dans les murs du Château Calon était comme toujours l'occasion de garder le contact avec nos partenaires viticulteurs, récolter leurs impressions de millésime en millésime, goûter et regoûter leurs vins pour en parler le plus fidèlement possible.
 
Quand on arrive au Château Calon, sur les hauteurs de Montagne (le côteau Calon est le point culminant du Saint-Emilionnais) on apprécie d'emblée le charme de cette propriété et les très beaux moulins qui l'entourent, construits au XVème et XVIIème siècles.


Voilà trois siècles que la famille Boidron possède ce vignoble pour finir par cultiver aujourd'hui 70 hectares sur 6 appellations différentes : Montagne Saint Emilon et Saint-Georges Saint Emilion (Château Calon), Pomerol (Château Cantelauze), Saint Emilion Grand Cru (Château Corbin Michotte, Grand Cru Classé) auxquels s'ajoutent un Bordeaux rosé et un Bordeaux blanc.


Exigence, respect de l'environnement et expression fidèle des terroirs sont les maîtres-mots. Les installations du Château Calon garde un aspect traditionnel, assez typé années 70, 80 : cuves en ciment, chai enterré de 500 m2, creusé dans la roche calcaire à 7 mètres de profondeur en 1981 pour entreposer les fûts et conserver les bouteilles. Car une autre caractéristique, rare et fort appréciable, de la propriété est d'offrir à la vente des millésimes anciens, conservés dans la cave du Château depuis la mise en bouteille. Ainsi, nous pouvons toujours proposer le Château Calon en Montagne-Saint Emilion sur le millésime 2005, tellement recherché. De même pour le Grand Cru Classé Corbin Michotte, dont nous avons encore des 2001 superbes. Une conception de la commercialisation du vin et de sa consommation qui va à l'encontre des modes. Nombreuses sont les occasions de boire des vins trop jeunes. Plus rares sont celles de déguster des bouteilles à leur pleine maturité.
 
Petit voyage dans le temps fort réjouissant, je repars et laisse ces moulins de carte postale pour redescendre vers des paysages beaucoup moins champêtres mais avec un beau souvenir de dégustation.
 
 
 
rédigé par FbL