mardi 13 août 2013

Le tour de la propriété : Château Sainte-Marie (Entre-Deux-Mers)


Le Château Sainte-Marie est situé à Targon, dans l’Entre-Deux-Mers. C’est une propriété familiale qui produit des rouges (Côtes de Bordeaux, Bordeaux Supérieur) des blancs (Entre-Deux-Mers) et des rosés.
 

Mon premier coup de cœur fut leur Cuvée Vieilles Vignes en blanc, dégusté en apéritif il y a presque dix ans : un Entre-Deux-Mers où les parfums de fleurs blanches et d’agrumes s’équilibrent parfaitement et dont j’ai tout de suite apprécié la texture, l’ampleur (le côté un peu gras du Sémillon), la fraîcheur. Bref, complexité et équilibre, pas de lourdeur, un vin parfait pour se mettre en bouche et un prix tout à fait raisonnable. L’apéritif au blanc sec est devenu un classique pour moi, et pour beaucoup d'amateurs : les papilles sont très réceptives et les vins, légers, fruités se suffisent souvent à eux-mêmes. Sur les fruits de mer, les fromages frais, c’est aussi délicieux. L’accord avec les huitres est moins évident selon Stéphane Dupuch : celles du bassin sont trop iodées, peut-être mieux mises en valeur par des sauvignons plus secs…

J’ai goûté la cuvée Madlys bien plus tard, dans un restaurant, c’est la dernière référence du Château que j’ai travaillé (en tant que caviste.) J’avoue que j’ai longtemps eu un à-priori négatif concernant les Bordeaux blancs qui faisaient de la barrique, en ayant dégusté quelques-uns où le fruit était sacrifié à un boisé trop prédominant. Parfois, le « grand vin en fûts de chêne » me semblait bien moins intéressant et typique que le second vin qui, élevé en cuves, exprimait bien mieux son terroir.

La cuvée Madlys passe six mois en fûts de chêne mais la rigueur et la recherche d’équilibre de Stéphane Dupuch en font un très joli blanc de Bordeaux, des arômes de pêche et d’agrumes, un boisé discret. Il a les caractéristiques que j'apprécie dans les Entre-Deux-Mers : un vin sec mais avec du fruit bien plein en bouche (pamplemousse ou fruits exotiques), une acidité appétissante, sans qu'elle vous fasse cligner des yeux en grimaçant, bref de l'équilibre, de la fraîcheur et une palette aromatique variée.
 
Dans les rouges, ce même souci d'exprimer à la fois le fruit et de proposer une jolie matière bien fondue sur la cuvée Vieilles Vignes en font un bon rapport qualité-prix. La cuvée Alios est un vrai coup de coeur (fruits noirs, mûres, légèrement toasté) surtout sur les millésimes 2009 et 2010 qui sont très réussis. L'alios qui donne son nom à la cuvée est un grès très dur que l'on trouve dans les sous-sols des Landes de Gascogne et qui est bien connu de ceux qui ont tenté de planter une cloture ou de creuser des trous un peu profonds dans nos régions...
La propriété est ancienne et appartenait à l’abbaye de La Sauve Majeure. On y fait du vin depuis longtemps. : « 8 tonneaux en rouge et en blanc » sont notés dans le Féret en 1874 (Le Féret est une publication sur « Bordeaux et ses vins » datant de 1850.)
Parmi les récompenses récentes (2013), il faut noter une médaille d’argent au Concours Mondial de Bruxelles pour Sainte Marie en Bordeaux Sup 2011 et un médaille d’or au Mondial du Sauvignon pour Madlys 2012.

Une vidéo sympa , "in ingliche", est à voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=r8G83Svh4IM

 

 
rédigé par FbL

mardi 6 août 2013

Recette Vigneronne # 4 : Cocktails "Sweet Cadillac" du Château Mémoires

Après s'être plaint de la pluie, on se plaindrait presque de la chaleur ! Pour se rafraichir en vacances ou le soir en rentrant du boulot, il y a toutefois des solutions assez agréables : plage, piscine... et cocktails. Le Château Mémoires joue le jeu de nos recettes vigneronnes en suggérant de mélanger leur excellent Cadillac, vin doux plein de saveurs de fruits d'été et de fleurs blanches, à quelques autres douceurs. A siroter avec plaisir (et modération.)

Le Sweet Mix :
 
Dans un shaker, mélanger :

1 litre de jus de pamplemousse
2 citrons pressés
2 oranges pressées
1/2 litre de Perrier
75 cl de Château Mémoires Cadillac

Allonger avec 1/4 de litre de Schweppes et servir frais.
 

Testé comme il se doit par l'équipe, c'est un cocktail léger en alcool et bien marqué par les agrûmes. Très agréable avec quelques acras de morue...

D'autres suggestions ?
 
 
Le Bordeaux Passion, quantités pour une personne :
 
Ingrédients :
 
1 Fruit de la Passion
1 cl de sirop Passion
3 cl de
Château Mémoires Cadillac
6 cl de Crémant Luccios


Préparation :

Dans un verre de shaker mélanger le fruit de la passion, le sirop passion et le vin de Cadillac.
 
Shaker vigoureusement et verser dans une belle flute à crémant.
 
Allonger de crémant de Bordeaux et servir très frais.
 
L’astuce du barman : Servez en dégustation un demi fruit de la passion avec une petite cuillère.
 
 
 
Un dernier pour la route ?
 
 
 Le Sweet Bordeaux de Victor Delpierre, barman de l’hôtel Ritz à Paris:

Ingrédients :

1 citron vert
10 feuilles de menthe

0,5 cl de sucre de canne liquide
3 cl de purée de melon de Lectoure
5 cl de purée de fraise du Périgord
12 cl de Château Mémoires Cadillac 

Préparation :

Dans un verre à mojito, écrasez 3/8ème de citron vert avec 10 feuilles de menthe et 0,5 cl de sucre de canne liquide

Ajouter 3 cl de purée de melon de Lectoure et 5 cl de purée de fraises du Périgord


Enfin ajoutez 12 cl de Château Mémoires Cadillac


Complétez avec de la glace pilée

Mélangez à la cuillère et servir avec une paille




Sirotez



 
 

mercredi 3 juillet 2013

Voyage dans le temps

Dégustation Bordeaux Caractères à domicile ce vendredi avec le club de dégustation des Ecoenologistes qui se prêtait au jeu de la dégustation de millésimes anciens (relativement anciens, en tout cas plus disponibles) de vins de notre site et d'autres qui vieillissaient dans nos chais. Soirée conviviale de grand intérêt puisqu'elle nous a permis de goûter certains de nos vins après quelques années de vieillissement ce qui nous aide à affiner nos conseils en terme de garde.
 
Voici la liste des vins dégustés :
 
Château de la Grave 2003 et 2006 (Côtes de Bourg)
Château de Landiras 2003 (Graves)
Château Lamothe Vincent 2005 (Bordeaux)
Château Beau Site Haut Vignoble 2004 et 2006 (Saint Estephe)
Château Cap Saint Martin 2004 (Bordeaux Côtes de Blaye)
Château Meyre 1999 (Haut Médoc)
Château Noaillac 2006 (Médoc)
Château Moulin de Ségurat 2004 rouge, 2006 blanc (Graves)
Château Brondelle 2006 blanc (Graves)
Château d'Archambeau 2006
 
 


Pour synthétiser, voici quelques commentaires notés par ces amateurs de vin :
 
La puissance arômatique de Beau Site Haut Vignoble, a séduit tout le monde,  le 2004 très bien équilibré, le 2006 plus tannique avec des arômes de fruits noirs : "un vin charnu", "épicé et puissant".
 
Le Côte de Blaye (Cap Saint Martin 2004) a étonné par ses tanins bien fondus, ses notes vanillées : "nez expressif", "épices". Tout le monde convient qu'il est à boire maintenant.
 
Château de La Grave (Côtes de Bourg) est bien apprécié. On s'étonne de la fraîcheur du 2003, un côté animal (cuir) et une belle longueur. On sent plus de notes de torréfaction sur le 2006, le nez est poivré.
 
Les 2003 se goûtent d'ailleurs particulièrement bien et le Château de Landiras emporte un beau succès : un nez très complexe, une jolie matière ronde et soyeuse.
 
Je craignais les impressions du Château Meyre 1999, dégusté un peu avant dans la journée, mais il a eu ses enthousiastes : 14 ans de garde et une jolie matière encore. Bien structuré, un nez élégant, de la souplesse.
 
Le très joli Graves du Château d'Archambeau 2006 ne fait que des heureux, une bouche pleine, fruitée, des tanins fins et des notes vanillées.
 
De même pour le Classic 2009 blanc de Brondelle, sur les agrumes, très frais. Un vin plus sémillon comme le Moulin de Ségurat 2006 fait moins d'effet sur l'assistance.
 
Les avis de ces amateurs éclairés nous sont précieux. Les vins étaient fort bien mis en valeur par tous les amuse-bouches qu'ils avaient préparés. Tout le monde est reparti avec quelques bouteilles de ces vins.
 
 


vendredi 21 juin 2013

Dégustation "Expression Bio" à Vinexpo

Parmi les sollicitations évidemment très nombreuses du Salon Vinexpo, nous avons passé un excellent moment avec les vignerons bio regroupés au Palais des Congrés. Des vins biologiques ou en biodynamie de toute la France, accessibles depuis le Hall des expositions par une interminable passerelle battue par les vents et la pluie.

Nous avons surtout dégusté des Bordeaux, pour être honnête, afin d'enrichir notre offre en la matière. Voici quelques morceaux choisis :
 
On commence avec le Clos Philippot (Castillon de Castet), un Bordeaux rouge 100% Merlot. Monsieur Philippot est intarissable sur la biodynamie. Il cultive, selon le calendrier lunaire, un peu moins de 3 hectares et travaille au chai sans sulfites grâce au procédé de cristallisation, qui ouvre de multiples débats, et dont le principe de base semble être le suivant : en analysant ses sols, ses baies et en connaissant parfaitement son environnement, on peut anticiper l'évolution des plantes, prévenir les problèmes (pour ne pas devoir les subir et les régler par la chimie.) Ni désherbant, ni fongicide, ni insecticide et dans le chai, pas de levures chimiques ni dioxyde de soufre. Vin naturel, donc (qui peut voir sa fermentation reprendre si on le soumet à des températures trop élevées...) vendu autour de  10 € la bouteille
 
A la dégustation, le Clos Philippot 2010 est un vin croquant et fruité, sans défaut et très plaisant.
 
On poursuit avec le Château de Lavison 2012 (85% Merlot, 15% Cabernet Sauvignon)  de Loubens. D'abord un splendide château du Xe siècle, la famille Mertet y cultive les terres depuis 5 générations. Le Domaine est en 3e année de conversion bio pour sa cuvée Origine : un rouge très rond et doux avec beaucoup de souplesse. Un bon rapport prix/plaisir (aux alentours de 6 €)
 
 
Petite incartade dans le Bergeracois chez les jeunes gens du Château les Miaudoux qui propose des vins bien typés. Une cuvée chêne 2009 sans sulfites dont le fruit rouge bien mûr
retient mon attention, tout comme leur cuvée "Inspiration" 2005 qui a une jolie matière, plus de mâche et de complexité (tabac). Une jolie gamme.
 
Pour finir, un mot sur les très jolis vins du Château Fonroque (Grand Cru classé de Saint Emilion), grosse pointure parmi de plus modestes viticulteurs. Le 2006 est très fin, bien fondu avec des notes de fruits et une matière veloutée, boisée et épicée. Plus puissant, leur 2010 est une merveille d'équilibre dont la saveur s'éternise en bouche.
 
Beaucoup d'autres domaines sont présents (102 en tout) et on ne peut pas faire le tour complet, mais l'initiative de ce rassemblement convivial était excellente face au gigantisme du bâtiment principal de Vinexpo.

 

jeudi 13 juin 2013

Vinexpo, étapes choisies

Vinexpo 2013 ouvre ses portes dimanche 16 juin à Bordeaux et nous y ferons un ou plusieurs passages. Pour ne pas s'y perdre, nous préparons un petit itinéraire. Première étape dimanche, Hall 2, stand 4 où l'on pourra rencontrer l'ensemble des Aliénor de Bordeaux : 12 viticultrices qui présentent 12 propriétés et autant d'appellations des 2 rives de la Garonne : Cadillac, Sauternes, Bordeaux blanc, Pessac-Léognan, Pauillac, Graves, Margaux, Canon Fronsac, Bordeaux Supérieur, Pomerol, Côtes de Bordeaux, Saint Emilion Grand Cru. Une découverte originale de la diversité des vins de Bordeaux. L'association de ces dames du vin remonte à 1994.
 

"Nous unissons nos différences et nos points communs dans un réel esprit de dynamique de groupe" commente Mayi Bouquier (Domaine de Grandmaison.)
 
Le concept de féminité du vin peut paraître assez difficile à cerner. "Personnellement, je ne saurais dire s'il existe des vins de femme ou des vins pour les femmes, poursuit-elle, tout celà est très subjectif et il ne faut pas tomber dans le piège de la mode ou de la démagogie. Il existe des vins de terroir et je crois que les femmes ont une façon bien à elles de travailler et de parler du fruit de leur travail. En ce sens, les Aliénor du vin sont bel et bien une association de femmes viticultrices !"


Rencontrer les douze viticultrices, vues les exigences de leur métier, tient du casse-tête en terme d'organisation. Elles ont fait récemment le déplacement au Salon Prowein de Dusseldorf, lieu stratégique pour l'exportation, mais elles savent que les retombées sont diverses car leur groupe est éclectique : "Nous n'avons pas toutes les mêmes objectifs, disponibilités et moyen financiers."
 
Différentes, et donc complémentaires, les Aliénor se retrouvent sur leur exigence de qualité. Nous avons demandé à leur porte-parole du jour ses impressions sur le millésime 2012.
 
"A Grandmaison, nous sommes satisfaits de ce millésime, notre blanc est vif et plein de fraicheur."

A goûter ce dimanche, donc.





jeudi 16 mai 2013

Recette Ephémère : Les Beignets de Fleurs d'Acacia


A l'instar des vignerons, les gourmets savent que la nature procure des denrées délicieuses et éphémères, et qu'il reste des plaisirs que l'invention de la conserve et du surgelé ne pourront jamais remplacer.
 
Les acacias sont en fleur et il faut s'empresser d'en profiter.
 
Une recette circule au sein de l'équipe de Bordeaux Caractères, héritée des plus expérimentés d'entre-nous : les beignets d'acacia (joliment nommé "le dessert de la chèvre"...)

 
Ingrédients pour 15 beignets de fleurs d'acacia

- 180 g de farine
- 1 oeuf
- 50 g de sucre en poudre parfumé à la vanille
- 100 ml de lait
- 150 ml de bière blonde
- 1 sachet de sucre vanillé
- une pincée de sel
- de l'huile (friture)
- du sucre glace

Temps de préparation :
10 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes





1. Faites doucement chauffer votre bain de friture pour atteindre une légère ébullition (pas plus de 180°)




2. Dans un saladier, versez la farine, le sel et faire un puits où vous ajouterez  l'oeuf, le sucre en poudre, le sucre vanillé
 
3. Fouettez au milieu.

 
4. Incorporez le lait puis la bière. Fouettez quelques minutes pour rendre la pâte bien lisse.
 
 
5. Laissez reposer 15 minutes.

 
6. Pendant ce temps, préparez les grappes de fleurs : choisir les plus jolies, les secouer un peu pour en chasser les éventuels habitants (fourmis...)

 
7. Saisissez la grappe de fleurs d'acacia par la tige et trempez-la dans la pâte à beignets. Laissez égouttez quelques secondes et plongez la grappe dans l'huile chaude. Pensez à bien égoutter pour que les parfums d'acacia ne soient pas noyés dans un beignet trop épais (et ce sera plus joli !)



 



 
Faites cuire environ 3 minutes de chaque côté, jusqu'à ce que les beignets soient légèrement dorés.

 
8. Saupoudrez les beignets de sucre glace et dégustez tout de suite.
 
 
Le petit truc en plus : Nous avons utilisé un sucre vanillé "maison" pour l'ensemble de la recette : deux gousses de vanilles enfouies sous du sucre roux en poudre et enfermées dans une boîte hermétique (nous ne citerons pas de marque...) donnent à votre sucre un parfum irrésistible.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De plus en plus, nous nous éloignons de cette tradition qui veut que l'on boive des vins sucrés sur les desserts.

Cette fois-ci, nous avons testé l'alliance des beignets d'acacia avec un Bordeaux blanc sec du Château La Freynelle : assemblage de Sémillon, Sauvignon et Muscadelle : de jolies notes florales et de la fraicheur qui respectent la délicatesse de la fleur. Une expérience gustative tout à fait concluante !




mardi 7 mai 2013

Terre de Vins : 100 Bordeaux à moins de 15 €

C'est le  numéro de mars-avril de ce magazine co-édité par le journal Sud Ouest qui propose, outre une couverture montrant l'inévitable Gérard Depardieu, un focus sur des vins de Bordeaux qui ont le bon goût de rester sous la barre psychologique des 15 € (100 francs, souvenez vous...)
 
L'article est signé Michel Bettane, Thierry Desseauve, Alain Chameyrat et Guillaume Puzo. Les conditions/occasions de dégustation ne sont pas précisées mais la sélection regroupe pas mal de vins incontournables de la région et l'on retrouve avec plaisir quelques bouteilles de notre propre sélection :
 
 
 
Le Sirius (Bordeaux) blanc (15/20) : "un beau fruit pur et mûr, de la minéralité, la bouche est charnue, très aromatique et de belle tenue".
 
Le Château Devise d'Ardilley (Haut-Médoc 2009) "nez intense sur les fruits noirs, toucher de bouche soyeux et ample". 
 
 
 
On est ravis de trouver les Ailes de Paloumey 2009 (Haut Médoc, second vin de Château Paloumey): "nez expressif sur les fruits mûrs, toucher de bouche alliant finesse et élégance, ponctué par des tanins fins" : un très bon "second".
 
Egalement le Château Calon 2009, Montagne Saint Emilion  (il nous reste des 2005 !) noté 15.5/20.
 
Et ce grand classique des Côtes de Bourg et de la biodynamie qu'est le Château Falfas (2009) : "arôme épicé de thé et de réglisse, bouche puissante avec toute la mâche attendue."

 
Mais nous ne buvons pas que nos vins ! Et il y a dans cette sélection de vieilles connaissances qui ravivent des souvenirs d'excellentes dégustations : Château Carteau Côtes-Daugay (Saint-Emilion Grand Cru 2010) est un arrêt obligé si vous vous dirigez vers Saint Emilion (15,5/20). Château Cambon la Pelouse (Haut Médoc 2011) récolte un coup de coeur ("construction sérieuse, pleine, avec de la mâche et une longueur de finale qui se remarque.") D'expérience, le 2009 est assez remarquable également...
 
 
Aucun Pessac-Léognan n'a eu les honneurs de la sélection. Pourtant, là aussi, l'amateur de vin peut se sentir perdu (seconds, troisièmes vins, nouvelles étiquettes...) Or, à moins de 15 €, on trouve encore de jolis vins de propriétaires, exploitations familiales (Château Bardins, Domaine de Grandmaison) ou vignerons passionnés qui maintiennent des prix raisonnables (Château Baulos Charmes, Haut Lagrange ou les très confidentiels Domaine de Merlet et Petit Bourdieu.)
 
Ces sélections, toutes subjectives qu'elle soient, permettent à coup sûr de faire des choix judicieux dans l'offre monumentale de la région bordelaise. Et la question du prix (et du "meilleur rapport qualité-prix") est plus que jamais pertinente...
 

Terre de vins :
http://www.terredevins.com/