mercredi 3 juillet 2013

Voyage dans le temps

Dégustation Bordeaux Caractères à domicile ce vendredi avec le club de dégustation des Ecoenologistes qui se prêtait au jeu de la dégustation de millésimes anciens (relativement anciens, en tout cas plus disponibles) de vins de notre site et d'autres qui vieillissaient dans nos chais. Soirée conviviale de grand intérêt puisqu'elle nous a permis de goûter certains de nos vins après quelques années de vieillissement ce qui nous aide à affiner nos conseils en terme de garde.
 
Voici la liste des vins dégustés :
 
Château de la Grave 2003 et 2006 (Côtes de Bourg)
Château de Landiras 2003 (Graves)
Château Lamothe Vincent 2005 (Bordeaux)
Château Beau Site Haut Vignoble 2004 et 2006 (Saint Estephe)
Château Cap Saint Martin 2004 (Bordeaux Côtes de Blaye)
Château Meyre 1999 (Haut Médoc)
Château Noaillac 2006 (Médoc)
Château Moulin de Ségurat 2004 rouge, 2006 blanc (Graves)
Château Brondelle 2006 blanc (Graves)
Château d'Archambeau 2006
 
 


Pour synthétiser, voici quelques commentaires notés par ces amateurs de vin :
 
La puissance arômatique de Beau Site Haut Vignoble, a séduit tout le monde,  le 2004 très bien équilibré, le 2006 plus tannique avec des arômes de fruits noirs : "un vin charnu", "épicé et puissant".
 
Le Côte de Blaye (Cap Saint Martin 2004) a étonné par ses tanins bien fondus, ses notes vanillées : "nez expressif", "épices". Tout le monde convient qu'il est à boire maintenant.
 
Château de La Grave (Côtes de Bourg) est bien apprécié. On s'étonne de la fraîcheur du 2003, un côté animal (cuir) et une belle longueur. On sent plus de notes de torréfaction sur le 2006, le nez est poivré.
 
Les 2003 se goûtent d'ailleurs particulièrement bien et le Château de Landiras emporte un beau succès : un nez très complexe, une jolie matière ronde et soyeuse.
 
Je craignais les impressions du Château Meyre 1999, dégusté un peu avant dans la journée, mais il a eu ses enthousiastes : 14 ans de garde et une jolie matière encore. Bien structuré, un nez élégant, de la souplesse.
 
Le très joli Graves du Château d'Archambeau 2006 ne fait que des heureux, une bouche pleine, fruitée, des tanins fins et des notes vanillées.
 
De même pour le Classic 2009 blanc de Brondelle, sur les agrumes, très frais. Un vin plus sémillon comme le Moulin de Ségurat 2006 fait moins d'effet sur l'assistance.
 
Les avis de ces amateurs éclairés nous sont précieux. Les vins étaient fort bien mis en valeur par tous les amuse-bouches qu'ils avaient préparés. Tout le monde est reparti avec quelques bouteilles de ces vins.
 
 


vendredi 21 juin 2013

Dégustation "Expression Bio" à Vinexpo

Parmi les sollicitations évidemment très nombreuses du Salon Vinexpo, nous avons passé un excellent moment avec les vignerons bio regroupés au Palais des Congrés. Des vins biologiques ou en biodynamie de toute la France, accessibles depuis le Hall des expositions par une interminable passerelle battue par les vents et la pluie.

Nous avons surtout dégusté des Bordeaux, pour être honnête, afin d'enrichir notre offre en la matière. Voici quelques morceaux choisis :
 
On commence avec le Clos Philippot (Castillon de Castet), un Bordeaux rouge 100% Merlot. Monsieur Philippot est intarissable sur la biodynamie. Il cultive, selon le calendrier lunaire, un peu moins de 3 hectares et travaille au chai sans sulfites grâce au procédé de cristallisation, qui ouvre de multiples débats, et dont le principe de base semble être le suivant : en analysant ses sols, ses baies et en connaissant parfaitement son environnement, on peut anticiper l'évolution des plantes, prévenir les problèmes (pour ne pas devoir les subir et les régler par la chimie.) Ni désherbant, ni fongicide, ni insecticide et dans le chai, pas de levures chimiques ni dioxyde de soufre. Vin naturel, donc (qui peut voir sa fermentation reprendre si on le soumet à des températures trop élevées...) vendu autour de  10 € la bouteille
 
A la dégustation, le Clos Philippot 2010 est un vin croquant et fruité, sans défaut et très plaisant.
 
On poursuit avec le Château de Lavison 2012 (85% Merlot, 15% Cabernet Sauvignon)  de Loubens. D'abord un splendide château du Xe siècle, la famille Mertet y cultive les terres depuis 5 générations. Le Domaine est en 3e année de conversion bio pour sa cuvée Origine : un rouge très rond et doux avec beaucoup de souplesse. Un bon rapport prix/plaisir (aux alentours de 6 €)
 
 
Petite incartade dans le Bergeracois chez les jeunes gens du Château les Miaudoux qui propose des vins bien typés. Une cuvée chêne 2009 sans sulfites dont le fruit rouge bien mûr
retient mon attention, tout comme leur cuvée "Inspiration" 2005 qui a une jolie matière, plus de mâche et de complexité (tabac). Une jolie gamme.
 
Pour finir, un mot sur les très jolis vins du Château Fonroque (Grand Cru classé de Saint Emilion), grosse pointure parmi de plus modestes viticulteurs. Le 2006 est très fin, bien fondu avec des notes de fruits et une matière veloutée, boisée et épicée. Plus puissant, leur 2010 est une merveille d'équilibre dont la saveur s'éternise en bouche.
 
Beaucoup d'autres domaines sont présents (102 en tout) et on ne peut pas faire le tour complet, mais l'initiative de ce rassemblement convivial était excellente face au gigantisme du bâtiment principal de Vinexpo.

 

jeudi 13 juin 2013

Vinexpo, étapes choisies

Vinexpo 2013 ouvre ses portes dimanche 16 juin à Bordeaux et nous y ferons un ou plusieurs passages. Pour ne pas s'y perdre, nous préparons un petit itinéraire. Première étape dimanche, Hall 2, stand 4 où l'on pourra rencontrer l'ensemble des Aliénor de Bordeaux : 12 viticultrices qui présentent 12 propriétés et autant d'appellations des 2 rives de la Garonne : Cadillac, Sauternes, Bordeaux blanc, Pessac-Léognan, Pauillac, Graves, Margaux, Canon Fronsac, Bordeaux Supérieur, Pomerol, Côtes de Bordeaux, Saint Emilion Grand Cru. Une découverte originale de la diversité des vins de Bordeaux. L'association de ces dames du vin remonte à 1994.
 

"Nous unissons nos différences et nos points communs dans un réel esprit de dynamique de groupe" commente Mayi Bouquier (Domaine de Grandmaison.)
 
Le concept de féminité du vin peut paraître assez difficile à cerner. "Personnellement, je ne saurais dire s'il existe des vins de femme ou des vins pour les femmes, poursuit-elle, tout celà est très subjectif et il ne faut pas tomber dans le piège de la mode ou de la démagogie. Il existe des vins de terroir et je crois que les femmes ont une façon bien à elles de travailler et de parler du fruit de leur travail. En ce sens, les Aliénor du vin sont bel et bien une association de femmes viticultrices !"


Rencontrer les douze viticultrices, vues les exigences de leur métier, tient du casse-tête en terme d'organisation. Elles ont fait récemment le déplacement au Salon Prowein de Dusseldorf, lieu stratégique pour l'exportation, mais elles savent que les retombées sont diverses car leur groupe est éclectique : "Nous n'avons pas toutes les mêmes objectifs, disponibilités et moyen financiers."
 
Différentes, et donc complémentaires, les Aliénor se retrouvent sur leur exigence de qualité. Nous avons demandé à leur porte-parole du jour ses impressions sur le millésime 2012.
 
"A Grandmaison, nous sommes satisfaits de ce millésime, notre blanc est vif et plein de fraicheur."

A goûter ce dimanche, donc.





jeudi 16 mai 2013

Recette Ephémère : Les Beignets de Fleurs d'Acacia


A l'instar des vignerons, les gourmets savent que la nature procure des denrées délicieuses et éphémères, et qu'il reste des plaisirs que l'invention de la conserve et du surgelé ne pourront jamais remplacer.
 
Les acacias sont en fleur et il faut s'empresser d'en profiter.
 
Une recette circule au sein de l'équipe de Bordeaux Caractères, héritée des plus expérimentés d'entre-nous : les beignets d'acacia (joliment nommé "le dessert de la chèvre"...)

 
Ingrédients pour 15 beignets de fleurs d'acacia

- 180 g de farine
- 1 oeuf
- 50 g de sucre en poudre parfumé à la vanille
- 100 ml de lait
- 150 ml de bière blonde
- 1 sachet de sucre vanillé
- une pincée de sel
- de l'huile (friture)
- du sucre glace

Temps de préparation :
10 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes





1. Faites doucement chauffer votre bain de friture pour atteindre une légère ébullition (pas plus de 180°)




2. Dans un saladier, versez la farine, le sel et faire un puits où vous ajouterez  l'oeuf, le sucre en poudre, le sucre vanillé
 
3. Fouettez au milieu.

 
4. Incorporez le lait puis la bière. Fouettez quelques minutes pour rendre la pâte bien lisse.
 
 
5. Laissez reposer 15 minutes.

 
6. Pendant ce temps, préparez les grappes de fleurs : choisir les plus jolies, les secouer un peu pour en chasser les éventuels habitants (fourmis...)

 
7. Saisissez la grappe de fleurs d'acacia par la tige et trempez-la dans la pâte à beignets. Laissez égouttez quelques secondes et plongez la grappe dans l'huile chaude. Pensez à bien égoutter pour que les parfums d'acacia ne soient pas noyés dans un beignet trop épais (et ce sera plus joli !)



 



 
Faites cuire environ 3 minutes de chaque côté, jusqu'à ce que les beignets soient légèrement dorés.

 
8. Saupoudrez les beignets de sucre glace et dégustez tout de suite.
 
 
Le petit truc en plus : Nous avons utilisé un sucre vanillé "maison" pour l'ensemble de la recette : deux gousses de vanilles enfouies sous du sucre roux en poudre et enfermées dans une boîte hermétique (nous ne citerons pas de marque...) donnent à votre sucre un parfum irrésistible.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De plus en plus, nous nous éloignons de cette tradition qui veut que l'on boive des vins sucrés sur les desserts.

Cette fois-ci, nous avons testé l'alliance des beignets d'acacia avec un Bordeaux blanc sec du Château La Freynelle : assemblage de Sémillon, Sauvignon et Muscadelle : de jolies notes florales et de la fraicheur qui respectent la délicatesse de la fleur. Une expérience gustative tout à fait concluante !




mardi 7 mai 2013

Terre de Vins : 100 Bordeaux à moins de 15 €

C'est le  numéro de mars-avril de ce magazine co-édité par le journal Sud Ouest qui propose, outre une couverture montrant l'inévitable Gérard Depardieu, un focus sur des vins de Bordeaux qui ont le bon goût de rester sous la barre psychologique des 15 € (100 francs, souvenez vous...)
 
L'article est signé Michel Bettane, Thierry Desseauve, Alain Chameyrat et Guillaume Puzo. Les conditions/occasions de dégustation ne sont pas précisées mais la sélection regroupe pas mal de vins incontournables de la région et l'on retrouve avec plaisir quelques bouteilles de notre propre sélection :
 
 
 
Le Sirius (Bordeaux) blanc (15/20) : "un beau fruit pur et mûr, de la minéralité, la bouche est charnue, très aromatique et de belle tenue".
 
Le Château Devise d'Ardilley (Haut-Médoc 2009) "nez intense sur les fruits noirs, toucher de bouche soyeux et ample". 
 
 
 
On est ravis de trouver les Ailes de Paloumey 2009 (Haut Médoc, second vin de Château Paloumey): "nez expressif sur les fruits mûrs, toucher de bouche alliant finesse et élégance, ponctué par des tanins fins" : un très bon "second".
 
Egalement le Château Calon 2009, Montagne Saint Emilion  (il nous reste des 2005 !) noté 15.5/20.
 
Et ce grand classique des Côtes de Bourg et de la biodynamie qu'est le Château Falfas (2009) : "arôme épicé de thé et de réglisse, bouche puissante avec toute la mâche attendue."

 
Mais nous ne buvons pas que nos vins ! Et il y a dans cette sélection de vieilles connaissances qui ravivent des souvenirs d'excellentes dégustations : Château Carteau Côtes-Daugay (Saint-Emilion Grand Cru 2010) est un arrêt obligé si vous vous dirigez vers Saint Emilion (15,5/20). Château Cambon la Pelouse (Haut Médoc 2011) récolte un coup de coeur ("construction sérieuse, pleine, avec de la mâche et une longueur de finale qui se remarque.") D'expérience, le 2009 est assez remarquable également...
 
 
Aucun Pessac-Léognan n'a eu les honneurs de la sélection. Pourtant, là aussi, l'amateur de vin peut se sentir perdu (seconds, troisièmes vins, nouvelles étiquettes...) Or, à moins de 15 €, on trouve encore de jolis vins de propriétaires, exploitations familiales (Château Bardins, Domaine de Grandmaison) ou vignerons passionnés qui maintiennent des prix raisonnables (Château Baulos Charmes, Haut Lagrange ou les très confidentiels Domaine de Merlet et Petit Bourdieu.)
 
Ces sélections, toutes subjectives qu'elle soient, permettent à coup sûr de faire des choix judicieux dans l'offre monumentale de la région bordelaise. Et la question du prix (et du "meilleur rapport qualité-prix") est plus que jamais pertinente...
 

Terre de vins :
http://www.terredevins.com/

mardi 16 avril 2013

Les Primeurs du Cercle Rive Gauche

De nombreuses dégustations de primeurs avaient lieu cette semaine dans le bordelais : présentation à la presse et aux distributeurs du millésime 2012 en rouge et en blanc dans toutes les appellations. Des vins jeunes, par définition, et donc pas toujours faciles à déguster, particulièrement pour les rouges très tanniques. Toutefois ce millésime 2012 n'est pas un monstre de puissance et les vins dans l'ensemble étaient déjà assez souples.

 
Puisque nous évoquions récemment la naissance du Cercle Rive Gauche (34 propriétés de jolie renommée sur 12 appellations), nous nous attarderons sur cette nouvelle association de viticulteurs qui présentait ses vins au Château de Rochemorin de Mr André Lurton. Le lieu est spectaculaire, construction relativement récente (la batisse du XVIe siècle classée en 1990 est fermée au public) qui allie pierre et bois et dont la tour en "nid d'abeille" surplombe les vignes de la propriété.

La dégustation est conviviale (les vins sont à disposition sur les tables et les propriétaires ou leurs collaborateurs circulent dans la salle avec les visiteurs.)

La bonne idée était de présenter, outre le nouveau millésime, une année plus facile à déguster (souvent 2009 ou 2010) ce qui permettait de se faire une idée de ces vins après quelques années de garde.

On commence comme il se doit par les blancs secs (Graves et Pessac-Léognan), le "grand vin" du Château Brondelle est toujours une très jolie référence dans les Graves, beaucoup de fraîcheur, un nez floral, légèrement toasté, vanillé. Belle expression du Sauvignon, beaucoup de finesse. Même plaisir en dégustant le Clos Floridène de Denis Dubourdieu, plus puissant avec une belle ampleur aromatique, de la rondeur et une finale sur le pamplemousse qui s'éternise.
 
 
On déguste une série de vins mettant à l'honneur le Sauvignon, ce qui semble etre une tendance forte dans les Graves : Château le Sartre est très typique des Pessac-Léognan blancs, acacia et pamplemousse très marqués, très fruité et assez vif (assemblage : 90 % Sauvignon, 10% Sémillon), Les vins de notre hôte (Rochemorin, Cruzeau, Couhins-Lurton) sont des 100% Sauvignon. On apprécie la gourmandise de Cruzeau (bonbon, pêche) et le classicisme de Rochemorin : puissant et ample, très marqué par les agrumes (pamplemousse frais.) On termine avec le  Château Haut Lagrange où l'on revient à un assemblage équilibré. Du gras, de l'ampleur, beaucoup de finesse et de fraîcheur. Un vin hors des modes et régulier.
 
 

Dans les rouges, Brondelle est encore l'un de nos préférés : un nez gourmand, légèrement vanillé, des tanins assez fondus et une jolie texture. On s'étonne de déguster si bien des primeurs en rouge généralement assez durs. Le millésime se boira sans doute jeune. Plus tard on goûtera Brondelle en 2009, déjà des notes d'évolutions, un nez animal et une grande élégance qui suggère d'en ouvrir quelques bouteilles ces temps-ci si on en a gardé en cave.

Haut Lagrange rouge est très séduisant avec ses arômes de fruits cuits, confiturés. Légèrement acidulé avec de jolis tanins. Les millésimes 2009 et 2010, nous le savions, sont superbes en dégustation.
 
Cruzeau s'avère également une bonne surprise, fruité et bien équilibré.



En grignotant quelques morceaux de fromages, on savoure d'autres millésimes : Patache d'Aux 2010 (Médoc), au nez encore discret, s'avère souple et plaisant. Crabitey 2010 (Graves) est superbe avec ses arômes de fruits noirs, velouté et épicé avec de la fraîcheur. Une très belle découverte.






 
 

mardi 9 avril 2013

Un tour au Salon des Vignerons Indépendants

Le traditionnel Salon des Vignerons Indépendants se tenait ce weekend au grand hall des Expositions de Bordeaux Lac (et la manifestation se répète dans plusieurs villes de France) et comme toujours, ce fut l'occasion de rencontrer des viticulteurs des quatre coins du pays, judicieusement positionnés de manière anarchique. Ainsi l'on voyage en quelques pas de la Bourgogne au Bordelais en passant par la Corse. L'ambiance est excellente, les habitués viennent charger sur leurs chariots des cartons de vins dégustés les années précédentes, la plupart des visiteurs s'attardent dans les allées. Le succès de cette manifestation est assez réjouissant.
 
 
Notre visite s'est faite en deux temps: une partie travail où nous allions saluer nos partenaires de la région (bon, certes, il y a pire comme travail.) Puis une partie découverte dans les autres régions productrices.
 
Ainsi nous avons pu déguster à nouveau les liquoreux du Château Peybrun (Cadillac) avec Catherine de Loze sur les jolis millésimes 2007 et 2009. Un 2007 d'une grande finesse où la sucrosité n'écrase pas les arômes de fleurs blanches, d'abricot. Un 2009 plus puissant mais tout aussi savoureux.
 
Sur le stand du Château Noaillac (Médoc) on regoûte le millésime 2008 que l'on propose sur le site. On retrouve ses arômes de fruits rouges mûrs. Un boisé bien fondu, de la finesse. Moins puissant et plus rond que ce qu'on imagine sur cette appellation. La puissance est davantage au rendez-vous sur le 2009, très aromatique, toasté, encore un peu marqué par l'élevage (à oublier en cave quelques années encore.)
 
  
On s'enthousiasme tout à fait sur le stand du Château Belles-Graves (Lalande de Pomerol) où Xavier Piton nous fait déguster le 2004 que l'on propose encore et qui a pris de jolies teintes tuilées. Une évolution vers des arômes encore fruités mais où l'on commence à percevoir des notes de tabac, de sous-bois. A déguster en ce moment sur un gigot, des viandes blanches... Le 2006 de Belles-Graves est plus puissant, le fruit est plus présent et l'équilibre de ce vin velouté nous séduit énormément. Du coup on décide de le proposer aussi, tout en gardant le 2004 : deux beaux témoignages du travail de ce vigneron dont les vins raviront ceux qui savent les attendre. On en profite pour déguster également la Cuvée Calypso, ornée d'un beau portrait du Commandant Cousteau, cousin de la famille. Un vin plus puissant, encore marqué par son élevage (100% barriques neuves.) A attendre.
 
 
On trouve un joli Fronsac à prix raisonnable : Le Château La Croix Laroque (2006) : très souple, plutôt léger mais bien équilibré. Sans-doute une prochaine "nouveauté" du site...
 
On s'éloigne ensuite de nos terres bordelaises. Passage obligé chez Sophie Cinier, viticultrice de Bourgogne dont les Pouilly-Fuissé sont toujours un régal, fleurs blanches, agrumes (une pointe de citron), pêche et abricot avec un équilibre irréprochable. Des vins qui vieillissent sans doute très bien. Hélas, la garde s'avère difficile tant ils sont déjà bons jeunes.
 
La gamme de Sophie Cinier s'élargit encore (uniquement des blancs): Saint Véran, Macon-Villages. Que des jolies choses à tous les prix.



 
En Alsace, nous avons apprécié la maison Marzolf. Jolie gamme de blancs et un coup de coeur pour leur pinot gris.
 
Enfin, dans les vins de Loire, ma collaboratrice tourangelle me fait découvrir la petite appellation Savennières (150 hectares sur la rive droite de la Loire, 100% Chenin blanc.) Le Clos Le Pré Beaupréau du Domaine de la Bergerie 2010 est un blanc sec très aromatique : fruits blancs cuits, légèrement toasté. Ample et puissant, une pointe minérale. Une belle découverte.
 
On pourrait y passer des heures encore, mais il faut se raisonner. Rendez-vous l'année prochaine.


 
rédigé par FbL